Sunday, February 17, 2019

Le feu


Artwork by Mariam Martinet. Copyright © 1993 all rights reserved


A l’écueil de ma vie,
Se trouve l’infini.
Si infini il y a, 
Et s’il peut être habité,
Qui l’habiterait sinon Dieu ?
Dieu a la merci des hommes ?
Prométhée vola le feu,
Pour en faire don aux hommes.
Si dieu ne le sut pas en avance,
C’est qu’il ne devait pas 
Tout a fait être dieu,
De dieu nous n’avons que faire 
Dirent les hommes de peu de foi,
Puisque Nous même sommes des dieux.



Saturday, February 16, 2019

Sougoumo



Artwork by Mariam Martinet. Copyright © 1993 all rights reserved


La marmaille est à l’école,
Les hommes à leurs occupations,
Et les femmes sont à l’œuvre,
D’un bout à l’autre du matin,
Elles s’affairent.
La visite au marché vaut à elle seule poème.
Il faut saluer toutes les amies avant de trouver
Le meilleur condiment au meilleur prix.
La chaleur ratatine tout,
Un fruit bienheureux est trouvé,
Il sera mis de côté, pour le petit dernier,
Cela s’appelle sougoumo,
Et cela fait Plaisir en ces lieux arides.
La cuisine est une fête,
Et celle dont c’est le tour
De nourrir la cour
Fera merveille
A piler et trier,
Surveiller et remuer
La sauce qui fera le Plaisir
Des petits et des grands.


Friday, February 15, 2019

La fraicheur et l’eau



Artwork by Mariam Martinet. Copyright © 1993 all rights reserved


L’eau est une denrée si rare,
Et lorsqu’elle repose au pied du manguier,
Elle offre au voyageur et a l’hôte,
Une fraicheur bienvenue
En ces contrées lointaines.
Si l’eau n’est plus au pied du manguier,
C’est sans doute que le manguier,
Vit dans d’autres royaumes et en d’autres contrées,
Et si le voyageur vit sa soif récompensée
Par quelqu’eaux tiédasses,
Ce fut pour ne pas oublier,
Que le manguier ne vécut pas en nos royaumes.


Thursday, February 14, 2019

Le manguier


Artwork by Mariam Martinet. Copyright © 1993 all rights reserved


De manguiers en manguiers,
Nous levâmes le pied,
Et quel pied !
Celui-là qui nous ramena dare dare
Au manguier,
Pour y conter fleurette,
Et se rappeler,
Que de manguier il n’y a pas qu’un,
Et que celui qu’il nous faut,
Ne fait pas défaut,
Pour sauver nos Ames de la perdition en marche.